Les maraîchers exigent un traitement équitable
Les maraîchers vaudois réaffirment leur opposition à un Accord de libre-échange agricole (ALEA) avec l’Union européenne (UE). Ils l'ont réaffirmé cet après-midi devant la presse. Sans mesures d’accompagnement conséquentes, de nombreuses exploitations seraient condamnées. C’est pourquoi ils demandent de bénéficier des mêmes aides que leurs concurrents européens, soutiens qu’ils ont chiffrés à 660 millions de francs pour la première année.
Diminution de 30 à 40% du nombre d'entreprises maraîchères; perte de 30 à 35 % des parts de marché; baisse des prix de l'ordre de 30 à 40%. L’Accord de libre-échange agricole (ALEA) envisagé par le Conseil fédéral aurait de graves conséquences sur l'agriculture en général et sur la production maraîchère en particulier. Cet accord prévoit la suppression de toutes les entraves tarifaires et non tarifaires au commerce des denrées alimentaires entre la Suisse et l’UE.
"C'est une erreur de choix que de s'attaquer à la nourriture qui représente à peine 8% du panier du ménage pour faire baisser le coût de la vie en Suisse", a estimé Roland Leimgruber. Et le directeur de l’Office central vaudois de la culture maraîchère d'ajouter: "Ce n’est vraiment pas le moment de diminuer notre sécurité alimentaire, alors que les prix des denrées alimentaires prennent l’ascenseur au niveau mondial".
Afin de maintenir une production de légumes en Suisse, les maraîchers demandent des mesures d’accompagnement qui les mettront sur un pied d’égalité avec leurs concurrents européens auxquels le Conseil fédéral veut qu’ils soient directement confrontés. Pour Melchior Ehrler, président de l’Union maraîchère suisse, il s’agit de compenser la différence des coûts de la main-d’œuvre par rapport à l’UE (261,5 millions Frs), les investissements consentis au cours des dix années précédant l’entrée en vigueur d’un ALEA par un remboursement de 50 % (300 millions Frs), ainsi que la différence des prix entre la Suisse et l’UE pendant une période transitoire de 4 ans (100 millions Frs).
Roland Stoll, président de la Fédération vaudoise des producteurs de légumes a montré que, dans le canton de Vaud où la production maraîchère totalise un chiffre d’affaires annuel de quelque 165 millions de francs (1000 personnes à plein temps et 500 à temps partiel), les investissements réalisés ces dix dernières années atteignent plus de 164 millions de francs pour les 50 plus grandes exploitations vaudoises.
Une missive est partie de l'Union maraîchère suisse (UMS) à l'intention du Conseil fédéral pour demander, outre les compensations financières citées plus haut, des conditions cadre visant, entre autres choses, à compenser les désavantages et les inégalités au niveau de l’aménagement du territoire, de la main-d'oeuvre, de l’énergie, de la fiscalité, des transports; instaurer une politique d’incitation sur le modèle de l’organisation commune des marchés des fruits et légumes de l’UE; permettre aux exploitations maraîchères suisses de se restructurer de sorte à devenir concurrentielles avec les exploitations de l’UE.
"Mais, notre véritable espoir, c'est qu'il n'y ait pas d'ALEA", a souligné Melchior Ehrler.
Source : AGIR
Accord de libre-échange agricole avec l'Union européenne
Initiative sur l'épargne-logement
Des mesures concrètes pour l'acquisition de son logement, l'économie et l'environnement
Le comité romand en faveur de l’initiative populaire fédérale épargne-logement, déposée il y a quelques semaines par la Chambre économique de Bâle-Campagne, lance la récolte des signatures. Tout en respectant la souveraineté des cantons, l’initiative a pour objectif de défiscaliser l’épargne destinée à l’acquisition de son logement et aux travaux de rénovation favorables à l’environnement. Le secrétariat du comité est assuré par la Fédération romande immobilière (FRI).
L’initiative épargne-logement comprend deux volets :
1. Les dépôts effectués en vue de l’acquisition d’un premier logement à usage personnel situé en Suisse peuvent être déduits du revenu imposable. Le montant maximum déductible par année et par contribuable est de 15'000 francs (30'000 francs pour un couple). En outre, les cantons peuvent exonérer les dépôts effectués au titre de l’épargne-logement de l’impôt sur la fortune et les intérêts de l’impôt sur le revenu.
2. Les dépôts effectués pour financer des mesures visant à économiser l’énergie ou à améliorer la protection de l’environnement peuvent être déduits du revenu imposable. Le montant maximum déductible par année est de 5'000 francs (10'000 francs pour un couple). En outre, les cantons peuvent exonérer les dépôts effectués de l’impôt sur la fortune et les intérêts de l’impôt sur le revenu. Exemples de mesures : amélioration de l’isolation du bâtiment, recours à des technologies de chauffage modernes, énergie solaire, etc.
Dans les deux cas, la durée maximale de l’épargne est de dix ans. Après l’écoulement de ce délai, l’acquisition d’un logement doit se faire dans les deux ans qui suivent. A défaut, il y a un rappel d’impôt. Les deux sortes d’épargne ne sont admises chacune qu’une seule fois, mais pas de façon simultanée.
L’initiative est respectueuse du fédéralisme, chaque canton restant libre de mettre en place l’épargne-logement. Elle est favorable à l’économie, dans la mesure où le volume accru des travaux liés aux mesures d’économie d’énergie permettra de créer des emplois et de développer des nouvelles technologies. Elle encourage l’accession à la propriété et intègre les préoccupations environnementales. Le délai pour la récolte des 100'000 signatures requises court jusqu’au 27 septembre 2008.
Pour plus de renseignements et pour télécharger des formulaires de signatures : www.epargne-logement.ch
Prix Mobilité d'Entreprise 2008: pour encourager et récompenser les actions en faveur de la mobilité durable
Le Département des infrastructures organise une nouvelle édition du Prix Mobilité d'Entreprise. Le but est d'encourager les actions réalisées par les entreprises en faveur d'une mobilité plus durable de leurs collaborateurs et clients. Cette année, ce prix est également ouvert aux administrations publiques. Les candidats ont jusqu'au 31 mai 2008 pour déposer leurs dossiers.
La voiture individuelle peut bien souvent être avantageusement remplacée pour les trajets pendulaires et les déplacements professionnels. Un coup de pouce des employeurs permet aux collaborateurs de faire le pas vers une mobilité plus durable : contribution à l'achat d'un abonnement de transport, navettes d'entreprise, vélos 'de service', organisation des horaires en fonction du train, aide au co-voiturage, information sur l'accessibilité de l'entreprise, voitures Mobility, etc. Ce type de démarche permet aux entreprises d'agir en faveur de l'environnement et de la collectivité, tout en répondant à des préoccupations internes comme le manque de parkings ou les frais de déplacements.
Le Prix Mobilité d'Entreprise 2006, organisé conjointement par l'Etat de Vaud (Département des infrastructures), l'Etat et la Ville de Genève, a été remporté par la Fondation des services d'aide et de soins à domicile, Genève. Cette dernière a repensé entièrement les tournées des collaborateurs afin de pouvoir recourir aux vélos électriques et aux transports publics tout en optimisant les temps et les coûts de déplacement.
L'édition 2008 du concours récompensera une entreprise privée ou publique domiciliée dans le canton de Vaud qui encourage activement l'utilisation de modes de transports alternatifs à la voiture individuelle pour les déplacements pendulaires et/ou professionnels de ses employés, visiteurs ou clients. En jeu : deux vélos électriques aux couleurs de l'entreprise lauréate, équipés pour les déplacements professionnels.
Les candidats ont jusqu'au 31 mai 2008 pour déposer leur dossier auprès du Service cantonal de la mobilité. Le prix sera remis dans le cadre des manifestations liées à la semaine de la mobilité (19 au 27 septembre 2008 dans le canton de Vaud).
Le formulaire d'inscription ainsi que de la documentation sur les « Plans de mobilité d'entreprise » sont disponibles à l'adresse internet www.vd.ch/sm.
