Yverdon rachète la source Arkina pour 6 mio CHF

La ville d'Yverdon-les-Bains (VD) veut racheter pour 6 millions de francs la source, le terrain et le bâtiment du site d'Arkina, fermé en début d'année. Elle recherche un exploitant pour commercialiser l'eau sous un nom qui reste à définir.

L'an dernier, Feldschlösschen a décidé de concentrer à Rhäzüns (GR) l'embouteillage de ses eaux minérales, condamnant le site yverdonnois où travaillaient 18 personnes. Dès l'annonce de cette fermeture, la ville a cherché des solutions pour maintenir l'exploitation de la source, un symbole pour la cité thermale.

"Nous avons conclu avec Feldschlösschen une offre correcte", a commenté mercredi le syndic d'Yverdon-les-Bains, Rémy Jaquier. Avec cette transaction à 6 millions - soumise au Conseil communal en septembre -, la ville deviendra propriétaire d'environ 15'000 m2 à l'avenue des Sports, d'une halle de 6000 m2 et d'un captage à 600 mètres.

Reste à trouver un repreneur et un nom, Feldschlösschen ayant conservé la marque Arkina avec de l'eau puisée dans les Grisons. La municipalité cherche des partenaires privés pour exploiter le site. "Produire de l'eau, ce n'est pas le métier de la ville. Il nous faut un investisseur", a constaté Rémy Jaquier.

Un groupe de travail planche sur le projet depuis novembre 2007. "Nous nous sommes adressé à tous les producteurs d'eau d'Europe, soit environ 25 sociétés", a relevé le syndic. Deux investisseurs, qui souhaitent garder l'anonymat, ont déclaré leur intérêt mais ils n'ont pas encore présenté d'offre, a indiqué la ville.

Concernant la commercialisation, plusieurs scénarios sont envisageables. La municipalité préférerait une solution régionale, avec une distribution de l'eau minérale dans le rayon du centre d'activité du centre thermal d'Yverdon-les-Bains, soit les cantons de Vaud, Neuchâtel, Fribourg et Genève.

Pour protéger sa marque Arkina, Feldschlösschen a obtenu que la nouvelle eau yverdonnoise ne soit pas commercialisée sur le marché alémanique et valaisan avant 24 mois. Enfin, la municipalité souligne que l'installation d'autres activités est à l'étude sur le site au cas où aucun exploitant ne serait trouvé.