Vevey - Le procès d'un homme accusé d'avoir tué sa mère et l'amie de celle-ci ainsi que sa soeur s'est ouvert à Vevey (VD). Le président de la Cour a lu pendant près de quatre heures des rapports accablants pour le prévenu mais sans preuve matérielle.
Le Tribunal criminel de l'Est vaudois composé de deux juges laïcs et de six jurés a écouté divers rapports de police et des fragments de témoignages. Tous ces documents convergent pour désigner le prévenu comme un assassin poussé à commettre l'irréparable à cause de son attirance pour l'argent.
Un homme "aux abois", "le couteau sous la gorge", parce que sa mère avait décidé de ne plus être "sa banquière privée". Pour les enquêteurs cités, le mobile est évident: l'argent provenant de la succession. L'accusé âgé de 44 ans, qui nie toute implication, devrait s'exprimer cet après-midi.
Si le contexte explicatif ne laisse guère de doutes aux inspecteurs, leurs compte-rendus constatent cependant que les preuves matérielles manquent. Une trace ADN de l'accusé sur la chemise de nuit de sa mère l'a certes obligé à reconnaître sa présence le 24 décembre 2005, sans que cela soit absolument décisif sur ses responsabilités lors de cette fatale journée.
Pour rappel, le 4 janvier 2006, les corps de deux femmes octogénaires sont retrouvés au pied des escaliers d'une villa sur les hauts de Vevey. Depuis cette date, la fille, ancien médecin généraliste à Vevey, est portée disparue. Les recherches se poursuivent, a indiqué le président.
Le fils est resté en préventive depuis février 2006. Le procès doit durer une semaine. Une cinquantaine de témoins sont attendus à la barre.