EPFL Blue Brain achève sa première phase

Depuis la mi-juin 2005, le Brain Mind Institute de l'EPFL héberge le projet Blue Brain, un programme de recherche mené par le professeur Henry Markram dont l'ambition est de reproduire et de simuler un microcircuit de neurones du cortex, la partie la plus grande et la plus complexe du cerveau. Cette semaine, le projet a franchi une étape importante et a achevé sa première phase en confirmant que la méthodologie de "reverse-engineering" des circuits du cortex cérébral peut précisément modéliser et simuler l'activité du cerveau au niveau cellulaire. Ce succès représente une avancée importante et une "preuve de principe" pour la recherche neuroscientifique basée sur des simulations. Il ouvre de nouvelles perspectives pour l’intégration, la compilation et le contrôle des données et des connaissances dans ce domaine.


Source : EPFL News

La gauche vaudoise rafle les deux sièges aux Etats, comme à Genève

RÉPLIQUE - Trois semaines après la victoire à Genève du tandem Cramer - Maury-Pasquier, l’écologiste Luc Recordon et la socialiste Géraldine Savary sont élus au Conseil des Etats.

La gauche vaudoise a réussi son pari. Elle voulait rééquilibrer le coup de barre à droite donné par les électeurs le 21 octobre dernier. Elle y est parvenue brillamment en faisant élire hier ses deux candidats, la socialiste Géraldine Savary et l’écologiste Luc Recordon, lors du second tour aux Etats. Géraldine Savary a recueilli 86'056 voix (56,95%) et Luc Recordon 86'350 (55,84%). Loin derrière, le radical Charles Favre, avec 62'116 voix (40,17%), et Guy Parmelin, avec 62'092 (40,16%), finissaient dans un mouchoir, mais écrasés. La claque est magistrale. La droite radicale-libérale vaudoise perd un siège qu’elle avait toujours occupé aux Etats. Et l’UDC, qui en avait fait un objectif prioritaire, rate de beaucoup l’envoi d’un Romand dans cette Chambre haute.

A l’inverse, Vaud envoie deux élus de gauche, dont un Vert, le représenter à cette chambre des cantons. Un basculement sans discussion.
L’ampleur du succès a surpris même ses artisans. «On est au-delà des espoirs chiffrés», soulignait Daniel Brélaz. Pour le syndic-mathématicien de Lausanne, le résultat n’a pas seulement tenu à un vote compact de la gauche, du centre PDC, voire d’écologie libérale. «Il y a eu des défections chez les radicaux et sans doute même dans la base paysanne de l’UDC.»

Rejet du blochérisme

A 13h40, main dans la main, fleuris, tous sourires, Géraldine Savary et Luc Recordon arrivaient à l’ancienne Ecole de chimie de Lausanne, QG des jours d’élections vaudois. «On pensait réussir, mais ça, c’est magnifique», lançait l’écologiste, qui enchaînait avec une première analyse: «C’est le rejet de la ligne blochérienne, un plébiscite des valeurs républicaines, une compensation du vote du 21 octobre.» Le canton de Vaud, effectivement, semble avoir eu une sorte de choc rétrospectif en découvrant que l’UDC était désormais son premier parti politique. Il ne s’est pas vraiment reconnu dans ce miroir.

«Je me pince, je ne peux pas y croire», lâchait Géraldine Savary. La socialiste saluait la dynamique créée à gauche, où le premier tour séparé a permis de ne pas mettre à l’écart le POP, alors que le second a été celui d’un efficace rassemblement: «L’électeur s’est reconnu dans la complémentarité entre un homme et une femme, deux générations différentes; et puis, il manifeste une envie de dialogue, nous devrons y être sensibles.»

Une droite obstinée

Et la droite? Les perdants ont mis longtemps à se manifester hier, et l’on fait en petite phalange, et sans guère d’autocritique. Décidément peu populaire dans son canton, trop raide pour être radicalement reconnu, Charles Favre, inoxydable, estimait: «Notre alliance a marché, mais elle n’a pas ratissé assez large.» Avouant de son côté une «très grosse déception», Guy Parmelin mettait la défaite sur le dos du PDC, dont le ténor Jacques Neyrinck avait appelé ouvertement ses troupes à soutenir la gauche. Même s’il y avait eu quelqu’un de plus au centre, cela n’aurait rien changé.» Voire. Le choix de deux hommes au profil similaire, marqués à droite et peu ressentis comme capables de compromis avait été maintes fois jugé dangereux.

Source : LAURENT BUSSLINGER Tribune de Genève

Une étude sur le joint occasionnel rallume le débat sur le cannabis

L'article d'une équipe du CHUV et de l'UNIL publié aux Etats-Unis a agité les médias anglo-saxons avant de rebondir dans le canton de Vaud. Dédramatisation ou banalisation? Question de point de vue.

FUMETTE? Chez les 16-20 ans, une faible consommation de cannabis ne nuit pas aux performances scolaires, conclut une étude de l'UNIL et du CHUV. Ces résultats détonants sont de nature à brouiller le message clair et univoque que les autorités vaudoises envoient aux jeunes au sujet de la drogue, estime notamment le président du Tribunal des mineurs. ZURICH, IMAGE POSÉE, 2002

«Un ou deux joints par mois, c'est pas grave», titrait hier 24 heures, suite à un communiqué de presse relayant les conclusions d'une étude scientifique de l'UNIL et du CHUV, qui dédramatise la consommation occasionnelle de cannabis, alors que celle-ci est interdite par la loi. Malaise. Un tel message risque de brouiller «la réponse claire et univoque que tentent de donner les autorités tant policières que judiciaires ou scolaires aux adolescents en matière de drogue», estime, entre autres, Alain Meister, président du Tribunal des mineurs: «Sans me prononcer sur l'étude proprement dite, je trouve ce genre d'informations assez dommageable. Cela amène de l'eau au moulin des jeunes qui ont tous tendance à minimiser les dangers du cannabis.»

«Il faut être pragmatique»

L'ado pris en faute va-t-il brandir cette étude au nez du policier? Pour Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale, la chose ne fait pas un pli: «On le constate sur le terrain. Dès le moment où on ouvre la discussion sur le cannabis, on sème le doute dans l'esprit des jeunes. Lors des débats sur la dépénalisation au National, les jeunes ne comprenaient pas qu'on continue de sanctionner la consommation de produits stupéfiants, par exemple dans les festivals.»

«Nous n'avions pas l'intention de lancer un brûlot», relativise l'un des auteurs de l'étude, le professeur Pierre-André Michaud, médecin-chef de l'Unité multidisciplinaire de santé des adolescents. Leur but: se pencher sur les jeunes qui ne fument que du cannabis une catégorie qui n'existait pas il y a quelques années et les comparer à ceux qui fument aussi des cigarettes. Comme il s'agit d'un phénomène nouveau, l'article des chercheurs vaudois a été accepté par une prestigieuse revue américaine, Archives of Pediatric and Adolescent Medicine, et relayé par les médias anglo-saxons, dont Newsweek et The Guardian. Voyant ce battage, c'est l'UNIL qui a souhaité publier un communiqué de presse. «Nous n'avons fait que démontrer scientifiquement ce que tout le monde sait dans le milieu, dit le professeur Michaud. Il faut être pragmatique. On ne peut pas se contenter d'affirmer aux jeunes que le cannabis est très nocif. Ils sont 50 à 60% à en fumer et ils savent bien que ce n'est pas le cas.»

Danger de dépendance rapide pour les très jeunes

Aux yeux de ce spécialiste de l'adolescence, la loi est en décalage avec la réalité et le débat politique trop dogmatique: «C'est aussi notre rôle de praticiens d'obliger les autorités, les parents, les politiciens, à bien distinguer entre des jeunes qui ont une consommation problématique de cannabis et des jeunes qui fument un joint de temps en temps. Cela dit, n'oubliez pas que notre recherche cible les 16-20 ans. Chez les très jeunes adolescents, même une consommation récréative peut poser problème: à 12 ou 13 ans, dans un cerveau en maturation, le cannabis peut induire très rapidement des phénomènes de dépendance.»

Médecin responsable de la santé scolaire dans le canton, Olivier Duperrex a décortiqué l'étude. Verdict: «Elle est utile pour les chercheurs et montre quelques pistes. Par exemple, que les adolescents qui fument uniquement du cannabis aiment faire du sport. Mais il faut nuancer le message et ne pas oublier que cette substance crée des problèmes.»

Marc Augsburger, responsable de toxicologie forensique à l'Institut de médecine légale du CHUV, a dirigé plusieurs recherches sur le cannabis et ses effets sur la conduite. Il nuance: «Cette étude porte sur les comportements des consommateurs et non sur l'effet de la substance. On sait que le cannabis a une influence négative sur le temps de réaction et la mémorisation.»

Source : JOËLLE FABRE 24heures

Le Prix Zonta à Christina Fragouli

Christina Fragouli, récemment nommée professeure assistante "tenure track" à la Faculté d'informatique et communications de l'EPFL, reçoit le Prix Zonta 2007, une distinction décernée tous les deux ans pour encourager les femmes à se profiler dans le domaine scientifique. D'origine grecque, cette informaticienne est une spécialiste des réseaux. Elle a suivi ses études d'ingénieure à Athènes et fait sa thèse aux Etats-Unis.

Contexte :

Le 3 octobre 2007, le Conseil des écoles polytechniques fédérales a nommé Christina Fragouli, professeure assistante tenure track d'informatique et communications à la Faculté d'informatique et communications.

Christina Fragouli a commencé par travailler sur les codes spatio-temporels avant de tourner son attention vers l’utilisation du codage pour la livraison efficiente, fiable et optimale de données au travers des réseaux. Une problématique, connue sous le nom de «codage sur réseaux», qui ouvre un champ d’investigation prometteur à la frontière entre les communications et l’informatique.

Citoyenne grecque, Christina Fragouli a obtenu son diplôme d’ingénieure de l’Université technique nationale d’Athènes en 1996. Elle obtient ensuite la prestigieuse bourse Fulbright, qui lui a permis de poursuivre ses études postgrades aux Etats-Unis, où elle décroche les titres de M.S et de Ph.D de l'University of California, Los Angeles (UCLA) respectivement en 1998 et 2000. La poursuite de sa carrière et ses intérêts scientifiques l’ont successivement amenée aux Laboratoires d’AT&T, à l’Université nationale d’Athènes, au Centre de mathématiques discrètes et d’informatique (DIMACS) de l’Université Rutgers et aux Laboratoires de Bell. Elle fait ensuite un séjour postdoctoral à la Faculté IC de l’EPFL, qui a débouché sur une bourse de jeune professeure FNRS.

Titulaire de deux brevets d’invention, auteure de deux chapitres de monographies, d’une quinzaine d’articles dans les journaux de sa spécialité et de plus d’une quarantaine de publications dans les comptes-rendus de conférences, Christina Fragouli est éditrice associée de l’IEEE Communications Letters et participe régulièrement aux comités de programmes des conférences internationales de son domaine. Les résultats de ses travaux sont notamment mis en exergue dans un article vulgarisant le sujet du codage sur réseaux dans le magazine Scientific American de juin 2007.

Déjà intégrée aux sections d’enseignement en informatique et systèmes de communication ainsi qu’au programme doctoral de la Faculté IC, la jeune scientifique a donné un cours de l’école doctorale sur le codage sur réseaux et l’écoulement de l’information. Au cours du semestre d’automne 2007-2008, elle enseignera le cours obligatoire de sciences de l’information aux étudiants de première année du cycle bachelor.

Dans le domaine de la recherche, Christina Fragouli va poursuivre le travail entrepris dans le domaine du codage sur réseaux grâce au projet financé par le Fonds national pour la période 2006 à 2010 intitulé: «Information Flow and Management in Resource Constrained Network».

Source : Florence Luy EPFL

Lausanne s'apprête à se métamorphoser

Le Conseil communal est entré en matière mardi soir sur le grand projet urbanistique d'agglomération lausannoise «Métamorphose». Il a accepté à une large majorité deux crédits de 6,3 et 4,2 millions de francs pour mettre en place le projet.

Durant un débat-fleuve de trois heures, les interventions des conseillers communaux se sont succédé tous azimuts. Les partis se sont montrés plutôt favorables au projet innovant et rassembleur de la Municipalité avec cependant de nombreux bémols. La destruction du stade de la Blécherette a cristallisé les interrogations de certains conseillers.

La Blécherette divise

Le Vert Roland Ostermann a estimé que la disparition de cette «masse de béton», dont la rénovation avait été souhaitée en 2000 encore, était un gâchis. Maurice Calame, du groupe de centre-droite LausanneEnsemble (LE), a réclamé la création d'un stade supplémentaire de 12'000 places pour les compétitions d'athlétisme.

A l'instar d'Isabelle Truan (LE) et de Sandrine Junod (UDC), d'aucuns ont douté de l'intérêt d'un quartier «écolo-bobo», inaccessible aux voitures. D'autres se sont interrogés sur la réalité de la démarche participative qui doit accompagner le projet. Elena Torriani (A Gauche toute !) a plaidé pour le retrait du projet de tunnel «aspirateur à voitures» d'Ouchy. Un amendement au préavis a été déposé en ce sens.
Brélaz rassure

«Accorder un crédit d'études ne signifie pas être lié pour la suite et avoir dit oui à tout», a répondu le syndic Daniel Brélaz au nom de la Municipalité.
De nombreuses variantes, notamment pour la traversée d'Ouchy, seront présentées et affinées, a ajouté le municipal des travaux Olivier Français. Au final, le plénum a accepté le crédit d'étude, moyennant quelques amendements ne changeant pas fondamentalement le visage de la «métamorphose».

ats/sun

BCV : le tribunal rejette la demande d'expertise

Au deuxième jour du procès des malversations à la Banque cantonale vaudoise (BCV), le tribunal a rejeté la demande d'expertise déposée par la défense. Le procès se poursuit avec l'examen des faits reprochés.

KEYSTONE/Sandro Campardo | Un des anciens membres de la direction générale, ici à droite, Jacques Treyvaux en compagnie de son avocat, lors de leur arrivée au tribunal.

Le tribunal a rappelé qu'en cours d'enquête la défense avait renoncé à solliciter une expertise. La Cour estime en outre qu'elle sera "suffisamment renseignée", car tant l'Etat de Vaud que la défense vont produire le rapport d'un expert-comptable.

Les parties n'ont pas obtenu la production, en leur entier, des pièces caviardées mises au dossier. Ils ont en revanche obtenu la mise à disposition de divers documents, notamment les pièces de la procédure intentée par l'Etat de Vaud contre la Commission fédérale des banques (CFB).

source : 24heures

News EPFL Seed-Money 2008

Le fond Seed Money a pour objectif de permettre le lancement de nouveaux projets de recherche avec des partenaires de pays émergents ou en développement dans la perspective, à moyen terme, de favoriser la poursuite de ces projets grâce à de nouvelles sources de financement de fonds tiers. A cet effet, l'unité Cooperation@epfl lance une mise au concours, désormais annuelle, visant à appuyer les projets des équipes scientifiques de l'EPFL les plus prometteurs dans ce domaine. Les propositions peuvent être soumises du 25 octobre 2007 au 21 décembre 2007. Pour plus d’information, rendez-vous sur le site de http://cooperation.epfl.ch

Vaud: une octogénaire et son chien meurent dans un incendie

Une femme de 85 ans est décédée dans l'incendie de sa maison à Châtillens, près d'Oron. Le feu a pris vers 05h30 dans la chambre à coucher et s'est propagé rapidement au couloir et au toit. Les causes du sinistre sont encore inconnues.

Les pompiers ont rapidement maîtrisé l'incendie, a indiqué la police cantonale. Une fois le foyer refroidi, ils ont pu pénétrer dans la bâtisse. Dans la salle de bain, ils ont découvert le corps sans vie de la propriétaire des lieux et de son chien. Une enquête a été ouverte par le juge d'instruction de l'Est vaudois.

(ats / 06 novembre 2007 09:23)

Mortels, les hôpitaux publics? Une pub ambiguë le suggère

Une araignée velue et un slogan choc pourraient faire croire que l'on n'est bien soigné qu'en privé. Décryptage.

Une mygale effrayante en gros plan, et une phrase qui tue: «Je ne joue pas avec ma santé.» Cette année, la campagne publicitaire des cliniques privées vaudoises et genevoises frappe fort. «Nous étions partagés, c'est vrai», admet Jean-Marc Bovy, secrétaire général de Vaud-Cliniques. Pour cette campagne, la troisième depuis 2005 et la seconde réalisée en collaboration avec l'Association des cliniques privées de Genève, les responsables ont opté pour un style un poil provocant. «On a choisi des photos plus accrocheuses», confirme Pierre-Frédéric Guex, le président de Vaud-Cliniques.

Mais il n'y a pas que l'image qui a suscité des réactions. Notamment celle d'une cliente des Transports publics de Genève (TPG), qui a la phobie des araignées! L'affiche, bien en vue sur un bus genevois, a fait hurler l'arachnophobe. «Les TPG nous ont transmis sa lettre et nous nous sommes excusés auprès de cette personne», affirme Pierre-Frédéric Guex.

«Le privé subventionne le public»

Ce qui a surtout fait réagir quelques personnes, c'est le slogan et le sous-entendu qu'il véhicule. «Je ne joue pas avec ma santé, je m'assure en privé!» Si donc je suis en chambre commune dans un hôpital public, je prends de sacrés risques. «Le groupuscule genevois Les Communistes s'émeut de ce dénigrement des services publics de santé», notait la journaliste du Temps Sylvie Arsever dans un billet d'humeur paru récemment. Pierre-Yves Maillard exprime la même réaction. «Le message implicite que véhiculent ces affiches est détestable», commente le ministre vaudois de la Santé.

«Loin de nous l'idée de nous en prendre aux hôpitaux publics ou de mettre en question leur sécurité»,, réagit Jean-Marc Bovy. «Ces derniers accueillent d'ailleurs aussi des patients privés. Ils permettent aux établissements publics d'améliorer leur rentabilité et de maîtriser les déficits.» Pour le secrétaire de Vaud-Cliniques, «le privé subventionne indirectement le public».

Interpellé par la mygale de l'affiche, le directeur du CHUV, Bernard Decrauzat, «ne la trouve pas belle. Mais surtout elle véhicule inutilement de l'inquiétude.»

De son côté Robert Meier, secrétaire général de la Fédération des hôpitaux vaudois qui regroupe les hôpitaux vaudois hormis le CHUV , n'a pas l'intention de polémiquer. Et pour cause: ses établissements dits privés d'intérêt public profitent aussi des assurés privés. «Reste que ces affiches sont un peu aggressives et à la limite de la désinformation. Car la prise en charge de l'assurance de base est excellente.»

Libre choix du médecin

Le président de Vaud-Cliniques, Pierre-Frédéric Guex, renvoie à l'argumentaire qui figure sous l'image. «Le public croit souvent que l'assurance privée ne concerne que le confort des chambres ou la qualité des repas. Ce que la clinique privée offre d'essentiel, c'est le libre choix du médecin, celui de l'établissement, ainsi qu'une prise en charge rapide», argumente celui qui est aussi directeur de la Clinique Cecil, à Lausanne.

Les cliniques privées accueillent des patients de l'assurance de base pour tout ce qui touche à l'ambulatoire. «Mais pour l'hospitalisation, nous n'avons que la clientèle privée», rappelle Pierre-Frédéric Guex.

Président de l'Association des cliniques privées de Genève, Philippe Cassegrain confirme. «Notre objectif vise à développer les assurances complémentaires puisque ces assurés-là constituent notre clientèle. On sait bien qu'une campagne de pub doit marquer les esprits mais il n'a jamais été question de mettre en cause les hôpitaux publics.»

Pour Daniel Decleyre, patron de l'agence Nisada Communication qui signe la campagne, la preuve est faite qu'elle est réussie! Et de citer le publicitaire Jacques Séguéla: «En bien ou en mal, le principal est qu'on en parle.»

Source : 24heures

Bienvenue à la mosquée, à l'église, à la synagogue

«Faisons connaissance»: c'est le thème de la Semaine des religions, organisée du 4 au 10 novembre dans une quarantaine de villes de Suisse.

Pour cette première édition d'une manifestation qui deviendra annuelle, les différentes communautés s'invitent les unes les autres. Dans un esprit de dialogue et hors de tout prosélytisme.

«En gros, le programme de cette semaine, c'est le menu habituel des différentes communautés religieuses, avec une publicité différente et une préparation à l'accueil des autres», résume Martin Hoegger, pasteur de l'Eglise réformée du canton de Vaud, chargé du dialogue œcuménique.

Ainsi, les catholiques, les protestants, les musulmans, les juifs, les hindous, les bouddhistes et les baha'is invitent-ils les autres communautés à leurs célébrations ordinaires. Initiatrice de cette première Semaine des religions, la COTIS (Communauté de travail interreligieux de Suisse) veut d'abord amener les gens à «faire connaissance».

Des célébrations, et plus encore

Ce qui n'empêche pas la mise sur pied de quelques événements exceptionnels. Jeudi soir au Temple du Bas de Neuchâtel, sous le thème «Musique et spiritualités», le Nouvel orchestre de Genève interprète des œuvres du luthérien Jean-Sébastien Bach, du juif Ernest Bloch, du musulman Aydun Saygun et du catholique Henrik Gorecky.

Et le même concert sera donné le 9 novembre, pour la clôture de la semaine, à la Offene Elisabethenkirche de Bâle.

Dans le canton de Vaud, l'organisation a été confiée à l'Arzillier, association vouée au dialogue entre les religions. Renens, commune périphérique de Lausanne où près de 50% d'étrangers cohabitent sans heurts avec la population autochtone aura le 7 novembre sa journée interreligieuse.

Des centaines d'affiches

«Un gros travail d'organisation», admet Martin Hoegger, également membre du comité de l'Arzillier.

Et pour que tout cela soit bien visible, l'association a fait placarder une centaine d'affiches format mondial dans toute la région lausannoise, reprenant l'image fournie par la COTIS: un évêque servant le thé à un rabbin et un imam sous le regard d'un moine bouddhiste.

Ailleurs en Suisse aussi, les organisateurs locaux de la semaine ont prévu des événements spéciaux: des rencontres interreligieuses et interculturelles à Bâle, une excursion entre temple bouddhiste et mosquée à Emmen, dans le canton de Lucerne, et un peu partout des conférences, forums, causeries et autres tables rondes.

Construire des ponts

Après une campagne électorale aux relents parfois xénophobes, cette semaine de dialogue pourrait tomber à point nommé pour apaiser certaines tensions.

Son organisation avait toutefois été décidée avant que la droite nationaliste ne se prenne à vouloir interdire les minarets.

«Nous devons apprendre à vivre ensemble, à construire des ponts. Sans prosélytisme, sans syncrétisme, chacun garde son identité, mais on s'applique à voir ce qu'il y a de vrai, de bon, de beau chez l'autre», résume Martin Hoegger, pour qui le dialogue entre les religions est un travail de tous les jours.

Rendez-vous pour 2008

Mais le vrai, le bon, le beau ne sont-elles pas des notions culturelles justement? «Non, répond l'homme d'Eglise. Il y a tout de même des constantes, à commencer par le respect. Notre démarche est inspirée par l''éthique planétaire' de Hans Küng. Car pour faire un pont, il faut un fondement des deux côtés.»

Belle rhétorique, mais la Semaine des religions ne risque-t-elle pas de prêcher essentiellement à des convertis? Martin Hoegger est conscient du risque, mais il admet qu'il «faut bien commencer une fois». Histoire de donner des envies de dialogue, qui pourraient devenir contagieuses.

Pour la COTIS en tous cas, la cause est entendue: elle donne déjà rendez-vous du 2 au 8 novembre 2008 pour la deuxième Semaine des religions. Et d'ici là, elle aura fait une évaluation de la première, afin d'en tirer des lignes directrices.

Source : swissinfo, Marc-André Miserez

Suisse Un petit avion s'abîme dans le lac Léman

Un avion de tourisme avec deux personnes à bord s'est abîmé dimanche matin dans le lac Léman au large de Villeneuve (VD). Il est parti en vrille avant de plonger dans l'eau, a indiqué la police vaudoise.

L'accident a eu lieu peu avant 11h à environ 1,5 km du rivage, précise la police cantonale. L'appareil était immatriculé en Suisse.

Les sauveteurs sont arrivés sur les lieux vers 11h00, épaulés par un hélicoptère de la Rega. Aucune information supplémentaire n'était disponible dans l'immédiat.

"L'avion s'est pulvérisé"

Le petit avion civil qui a coulé dimanche dans le lac Léman au large de Villeneuve (VD) avait l'air «très désemparé», selon un témoin. Christian Reymond, responsable de la Barque des enfants, a assisté à l'accident, peu avant 11h00.

Le bateau effectuait sa sortie d'entraînement à la voile, lorsque l'équipage a vu le tout petit avion monoplan piquer à la surface du lac. «J'ai eu l'impression que l'avion s'est littéralement pulvérisé», témoigne Christian Reymond. Il a immédiatement alerté les secours.

«Nous avons aussitôt affalé les voiles et mis le moteur», poursuit-il. Sur place, seuls des débris étaient visibles. Pour Christian Reymond, «à l'évidence il n'y a aucun survivant».

Source : TSR


L’or noir flambe, tout le monde trinque...

Le seuil psychologique des 100 dollars le baril va être atteint. Ce n’est pas seulement le prix de l’essence qui va augmenter, mais aussi les transports aériens, le chauffage et même l’alimentation.

Martin Beutler, négociant en mazout et directeur général de Schenk Oel, soupire. C’est tout: «Savoir ce qui va se passer demain, c’est pire que de lire dans une boule de cristal.» Et pour cause: le prix de l’or noir – partant de l’essence et de l’huile de chauffage – présente des variations folles, qui ne dépendent quasiment plus des lois de l’offre et de la demande (lire ci-dessous) . Mais, depuis le début de cette semaine, une chose paraît certaine: d’ici à deux semaines pour certains, au plus tard en 2008, le baril de Brent aura atteint la marque symbolique des 100 dollars, un prix qu’il n’avait atteint qu’une seule fois dans l’histoire récente, en 1979, peu après la Révolution iranienne.

Les conséquences pour le consommateur seront donc forcément palpables. Tour d’horizon des hausses de prix qui nous attendent.
LA SANS-PLOMB 95 À 2 FRANCS Les automobilistes qui roulent en voiture diesel ou ceux qui ne se ravitaillent plus qu’en supercarburant ne seront pas choqués: cela fait quelques semaines déjà qu’ils se sont habitués à un litre à 2 francs et à un plein de 100 francs. Mais, pour le commun des mortels, consommateurs de sans-plomb 95, l’addition paraîtra salée. Daniel Hofer, directeur de Migrol, joue d’ailleurs la carte de la vérité: «Le litre de sans-plomb à 2 francs? On peut l’envisager pour le premier ou le deuxième trimestre 2008.» Les habitants de l’arc lémanique risquent même de passer plus tôt à la caisse, l’essence étant, dans le canton de Vaud et à Genève, nettement plus chère qu’à ­Neuchâtel ou dans le canton du Valais.

L’INFLATION Seule la faiblesse du dollar; (-7,3% en un an par rapport au franc suisse) nous sauve momentanément d’une véritable flambée à la pompe. Ainsi, selon les chiffres du renchérissement publiés hier par l’Office fédéral de la statistique, «l’indice du groupe transport, sur un an, n’a progressé que de 7,3% et celui du mazout de 2,7%», hausse compensée, on le voit bien, par la chute du dollar.
Cela dit, les frais de transports, surtout pour les produits importés, commencent à se refléter sur nombre de biens, tels l’habillement ou les fruits et légumes. Résultat des courses: «L’inflation, affirme l’OFS, a ­atteint en octobre son plus haut niveau depuis quinze mois.» Et si, pour 2007, celle-ci ne devrait pas dépasser 0,7%, la Banque nationale suisse s’attend à ce qu’elle double l’an prochain.

LE CHAUFFAGE La boule de cristal de Martin Beutler a tout de même parlé: en quelques jours, les 100 litres de mazout ont déjà renchéri de 1 fr 50. «Et nul ne sait si cela ne sera pas 5 fr. demain», prévient Ernst Hänni, l’un des responsables de l’association faîtière Swissoil. Dès fin septembre, les négociants ont alors conseillé aux propriétaires de remplir leur cuve au plus vite, sachant d’expérience que la demande n’ira qu’en augmentant l’hiver venant. Cela dit, ces mêmes augures s’étaient totalement trompés l’an dernier, n’ayant pas vu venir l’été doux que l’Europe et les Etats-Unis ont traversé.…

LES VOYAGES EN AVION «Surcharge carburant». Les touristes se sont depuis longtemps habitués à cette notion: cet été déjà, Swiss l’a ainsi augmentée de 122 à 134 francs pour les long-courriers. Mais, épargnés jusqu’alors grâce à des compressions de coûts maximales, les compagnies low-cost devraient elles aussi bientôt répe rcuter la hausse du kérosène La fin des voyages à bon compte?

Source 24Heures

Intégration de l'IMT à l'EPFL

Pour assurer l'avenir et le développement de la microtechnique dans l'Arc jurassien, la Confédération et le Conseil d'Etat neuchâtelois ont signé ce 18 octobre une déclaration d'intention pour l'intégrer l'Institut de microtechnique de l'Université de Neuchâtel à l'EPFL, au 1er janvier 2009. Ce projet repose sur trois autres piliers majeurs: le redéploiement des facultés de l'Université de Neuchâtel, tout particulièrement la Faculté des sciences, l'intégration du Comlab au Centre suisse d'électronique et de microtechnique et la réserve par le Conseil d'Etat d'un crédit de 50 millions de francs pour la construction, sur le site du CSEM, d'un bâtiment permettant le regroupement de la microtechnique EPFL et son expansion. Sur le plan financier, l'effort total consenti par la Confédération, le canton de Neuchâtel et l'EPFL s'élève à plus de 100 millions de francs, répartis sur quatre ans.

Quarante ans de photojournalisme vaudois aux Archives cantonales

Edipresse se défait de son fonds d’archives photographiques, riche de plus d’un million de pièces. La partie «locale» (Vaud, Lausanne) est reprise en donation par le canton. Parcours d’une mémoire.

Le point commun entre la mort du général Guisan (7 avril 1960), l’Exposition nationale de 1964, l’attentat contre Jean Paul II (1981), la descente victorieuse de Jean-Claude Killy aux JO de Grenoble (1968) et la présentation de la courge géante de Chardonne (1989)? Tous ces événements sont couchés sur papier argentique, parmi plus d’un million d’autres clichés (papier et diapositives), dans les travées des archives photographiques du groupe Edipresse (dont fait partie 24 heures). Véritable mémoire du canton de Vaud et du vaste monde sur près de quatre décennies (1960 à 1998), cette collection est pourtant devenue encombrante à l’ère de la photo numérique.

Véritable patrimoine

D’abord, parce qu’elle commence à prendre la poussière. Ensuite, et surtout, parce qu’elle prend une place folle à une époque où on ne plaisante pas avec la rentabilité du mètre carré. «Le bâtiment dans lequel se trouvent ces archives va être prochainement démoli pour céder la place à un nouvel immeuble, explique Franz Stierli, directeur des services techniques à Edipresse. Nous devons donc nous en débarrasser. Mais il était hors de question de tout jeter.»

Edipresse a alors pris contact avec toute une série de partenaires potentiels pour la récupération de ce fonds mémoriel, véritable objet de patrimoine. Intéressé par les nombreuses photos de sport? Non, a répondu le Comité international olympique.

Les Archives cantonales vaudoises ont en revanche bondi sur l’occasion. «Il y a de véritables perles dans ces clichés, explique Gilbert Coutaz, directeur de l’institution. Nous ne reprendrons qu’une partie (150 mètres sur les 800 mètres linéaires) du fonds, les photos les plus représentatives de l’histoire du canton. D’abord pour documenter les parcours de personnalités politiques importantes, mais pas uniquement. Les grands moments culturels, sociaux ou encore l’évolution de l’urbanisme sont d’un grand intérêt». Les travaux des photographes Jean-Pierre Grisel et

Marcel Imsand, qui ont accompagné l’évolution du canton à travers leurs images publiées dans la Feuille d’Avis de Lausanne devenue 24 heures , sont au cœur de cette tranche de patrimoine sauvée du pilon. Car si le photojournalisme vaudois passe, tout le reste trépasse. Comme cette image de l’agence Tass, juillet 1967, Moscou, très nettement floue. On y voit cette chose impensable, devant le stade Lénine: une foule soviétique joyeuse.

source infos : 24 heures.ch

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